Le Palois Bernard Cauquil part en Chine à vélo solaire

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Le Palois Bernard Cauquil part en Chine à vélo solaire

Bernard Cauquil en démonstration sur un tricycle solaire allongé. Son rêve ? Faire 500 kilomètres en une journée !

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Avec mon fils ainé Yann, c'est au guidon de ce dernier que nous prendrons le départ de l'édition 2018 à destination de la Chine pour les 12.000 km du parcours.Avec Yann nous avons encore besoin de votre participation pour mener à bien la naissance de notre tandem solaire "TwinDragonFly" qui nous conduira jusqu'en Chine pour The Sun Trip 2018.

Pour l’heure, c’est un prototype mais ce drôle d’engin équipé de panneaux solaires alimentant un moteur électrique préfigure le Tandem qui participera au SunTrip 2018, un raid entre Lyon et la Chine à l’aide des vélos électriques solaires. Il va servir à tester les différentes solutions techniques que je transposerai sur le tandem « TwinDragonfly ».

Ce véhicule servira aussi dans certains cours et travaux pratiques à l’IUT de Tarbes. Le tricycle décline les technologies enseignées à la centaine d’étudiants répartis en différentes spécialités. L’IUT accueille aussi quelques étudiants chinois, précieux pour préparer et partager l’aventure et qui sait peut être participer au raid. Départ dans un an, le temps d’une bonne préparation physique.

Je le piloterai avec mon fils Yann sur les 12.000 km du trajet qui nous conduira de Lyon (France) à Canton (Chine).

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Bernard Cauquil, 10 000 km à la force du soleil

Parcourir 10 000 km à vélo solaire, tel est le défi que s'apprête à relever le Palois Bernard Cauquil au guidon de son prototype. Cette aventure le mènera de Chambéry à Pau, en passant par Milan et Antalya en Turquie.

Il aurait pu se contenter de ne participer qu'à la "Sun Trip", le nouveau défi technologique créé par Florent Bailly et dédié au développement des vélos à assistance électro-solaire. Mais Bernard Cauquil a voulu aller plus loin que les 7 500 bornes déjà prévues à son programme entre Milan et Milan, en passant par la Turquie, en complète autonomie. Son rêve à lui est de rallier d'abord la capitale lombarde en partant de Chambéry, point de départ de la première édition en 2013, avant de rentrer fin juillet en Béarn après avoir fait un détour par L'Alpe d'Huez, le 25, en même temps que les coureurs du Tour de France.

Tous les amateurs de vélo mesurent combien ce programme est copieux. Lui aussi avant d'entamer ce périple de plus de 10 000 km. Mais il a une totale confiance en sa machine et ses capacités. "J'ai déjà réalisé un périple de plus de 3 000 km à vélo couché sans assistance en 2012 en Corse et dans le sud de la France avant de rouler 4 500 km avec un premier prototype de vélo solaire l'an passé", raconte-t-il. "J'ai toujours aimé bricoler des trucs, depuis l'âge de 10 ans. J'ai aussi l'expérience des voyages en solitaire. Je ne me lance pas à l'aveugle dans cette aventure."

Un projet né en Jordanie

Ce challenge n'a rien d'un coup de tête. C'est un projet mûrement réfléchi, né lors d'un trek en mai 2013 dans le désert du Wadi Rum en Jordanie. "Nous étions dans un endroit encore protégé des 4x4, interdit aux engins à moteur. C'était magnifique", poursuit-il. "C'est là que j'ai imaginé ma première machine, un tricycle solaire, avec de grosses roues pour éviter de m'enfoncer dans le sable mou et une voile en plus des panneaux photovoltaïques pour profiter du vent qui souffle dans la région. Je n'avais plus qu'à me mettre au travail alors…"

Sauf que l'homme est reparti à l'aventure. A moto, cette fois, dans le désert marocain. "Personne n'est parfait", assume-t-il. "Mais c'était une expédition prévue depuis longtemps avec un copain. Il a fallu remettre ça à plus tard."

La parenthèse ne dura finalement pas longtemps. "Nous avons rencontré d'autres motards sur place, dont un passionné comme moi de voyages à vélo couché. Il m'a alors parlé du premier "Sun Trip", auquel il devait participer, et de sa ferme intention de s'engager pour la deuxième édition. J'ai été tout de suite séduit par le challenge."

80 heures de travail

Aidé en partie par ses étudiants à l'IUT de Tarbes, l'enseignant en génie mécanique et productique imagine alors son premier prototype. Le second avec lequel il partira de Chambéry le 30 mai, puis de Milan le 6 juin, a subi ses derniers réglages la semaine dernière. Il aura au final nécessité quelque 80 heures de travail.

"Il pèse 56 kg à vide, dont une dizaine pour les batteries", détaille Bernard Cauquil, qui espère limiter le poids de ses bagages à 15 kg sans l'eau. "J'emmène une tente, un duvet, un peu d'outillage et quelques vêtements de rechange, c'est tout."

Reste à espérer que le soleil brille suffisamment longtemps au quotidien pour recharger ses accus. "Je ne me vois pas rouler 8 heures par jour à la seule force des mollets alors que ça serait plutôt du 50-50 en temps ordinaire", conclut-il. On le comprend.