2012 : sur le chemin d'Henry IV

cette année , départ du Lac de Lourdes que beaucoup d'enfants ne comnaissaient même pas : un lac glaciaire , creusé par le glacier , dont la côte correspond au front du glacier .

Une petite marche nous a amenés ensuite à la pierre crabère  :

Légende du lac de Lourdes

Qui peut croire que Lourdes a eu, il y a bien longtemps le même destin que Sodome (la cité maudite de la Bible) ? Et pourtant... Dieu était très en colère contre la dépravation des Lourdais. Il s’invita en terre bigourdane incognito, bien sûr, déguisé en miséreux. Sa pauvreté apparente ne lui ouvrit aucune porte à l’exception de celle de deux Bigourdanes tout aussi pauvres que l’Éternel fait mendiant. Elles partagèrent avec lui leur maigre pitance et la chaleur de leur foyer. Par compassion et reconnaissance, Dieu les épargna de sa vengeance : il avait décidé de noyer la ville impie. Elle s’enfonça dans un énorme creux qui se transforma en lac, tandis que les deux femmes, averties purent s’enfuir à temps, accompagnées d’un nouveau né. Hélas l’une d’entre elles se retourna. Elle fut immédiatement transformée en pierre, comme la femme de Loth, en statue de sel. Nul ne doit contempler la colère divine. Pour ceux qui doutent, cette pierre ou peyre Crabère est toujours visible sur la route de Poueyferré. Pendant longtemps les locaux venaient à la Saint-Jean sur les rives du lac, écouter sonner les cloches de l’église immergée.

Cette légende du lac a connu au fil du temps, nombre de variantes. Curieusement cette pierre Crabère servit très tôt de « pierre de fécondité ». Les femmes en mal de procréer venait se frotter régulièrement à cette pierre. Certains locaux disent que ce rite ne s’est éteint que vers 1960. ( cf http://www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr/)

 

la peyre Crabère 

 

Le chemin Henri IV est un chemin de randonnée qui relie le château de Franqueville à Bizanos, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques) au lac de Lourdes (Hautes-Pyrénées). Il alterne pistes forestières et chemins de terre et offre aux randonneurs une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées, le piémont et les plaines. Long d'environ 35 kilomètres.Malgré un nom significatif, le chemin est largement antérieur au règne du roi Henri IV. Les divers vestiges (dolmen, tumuli) qui jalonnent le chemin laissent penser qu'il correspondrait plutôt à un chemin protohistorique. En effet, à cette lointaine époque, il était plus sûr de voyager par les crêtes plutôt que par les plaines dangereuses et marécageuses.

 

 

L'avantage de cette promenade , en ce jour de très grosse chaleur , c'est que vous êtes toujours à l'ombre . Nous y avons croisé l'ail sauvage , des empreintes d'animaux ( sangliers , cerfs ...) avec Esteban qui est plutôt pointu sur ce point , des milans nous ont accompagnés et puis nous avons découvert le fameux dolmen de la peyre dusert . Les dolmens étaient des tombes pour des hauts personnages ou pouvait abriter une famille . Sur le plateau au-dessus de Loubajac jusqu'à Pontacq , on en a répertorié plus de 40 . Hélas , beaucoup ont été victimes des travaux agricoles car pendant longtemps on ne mesurait pas l'importance historique de ces monuments . Ce rite funéraire , la position en foetus des morts , donne à penser qu'une religion devait exister et une croyance en une vie après la mort . Les monuments dans les pyrénées sont bin moins importants qu'en Bretagne où vous pouvez vous tenir debout dessous , la profondeur et la taille 

dolmen en Bretagne
dolmen en Bretagne
construction d'un tumulus
construction d'un tumulus

Puis tranquillement , nous avons mangé dans la forêt .Après le repas , les garçons disputèrent une partie de football acharnée tandis que les filles jouaient à des jeux plus tranquilles mais nécessitant de la vigilance 

L'église de Loubajac

 

L’église d’origine romane est visible de loin avec sa tour-clocher fortifiée sur le chevet. Cette église dépendait de l’abbaye de Saint-Pé. Les fortifications ont été rendues nécessaires à cause des invasions régulières des Béarnais : elle a été brûlée pendant les guerres de religion. Mobilier intéressant et très riche fin XVIe - XVIIe et XVIIIe siècles (stalles et armoire baptismale, retable avec colonnes torses de Saint-Saturnin). L’ensemble est classé Monument historique, tandis que le portail du cimetière, son emmarchement et l’allée de galets, ou calade, sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire.

La primitive chapelle fut construite probablement vers le Ve-VIe siècle, époque du sarcophage trouvé sous le porche de l'église et détruit par l'empressement de l'entrepreneur qui ne voulait pas être retardé dans la construction du caveau de famille qui est près de la porte (dommage), trois autres sarcophages, ont servi d'abreuvoir sur la route de Bartres, et un jour ont disparu pour décorer un jardin quelque part, il en reste encore un dans la cour d'une ferme. Les murs et la fenêtre du choeur, sont contemporains des premières églises romanes de la Bigorre, comme Saint-Pé, Saint-Savin et la cathédrale de Tarbes. A l'intérieur du choeur caché par les boiseries on peut voir encore un cordon de pierres sculpté en billettes, caractéristique des édifices romans.Clocher de l'église

Au moyen âge, le vicomte de Bigorre, le baron de Bénac, qui était le seigneur de Loubajac, construit un donjon de 15 mètres de hauteur dont la base repose sur le choeur roman de l'église, faisant ainsi une église fortifiée. Lorsque le clocher servait de refuge défensif, on y accédait par une échelle menant à une porte ogivale ouverte entre le grand arc du choeur et la toiture de la nef : il suffisait de tirer l'échelle à l'intérieur pour se mettre à l'abri. La porte d'entrée est conservée sous la voûte en bois.Clocher de l'église

En septembre 1569 sous Jeanne d'Albret, vicomtesse de Bigorre au moment des guerres de religion, le capitaine Laborde à la tête des Calvinistes brûle l'église de Loubajac avec celle de Poueyferre, Lamarque et Pontacq. Dans l'église de Loubajac, le sanctuaire,(partie la plus ancienne de style roman) resta debout grâce à l'épaisseur de ses murs. Les fonts baptismaux actuels sont contemporains de cette première église.

Plus tard vers 1620, le calme étant revenu, on refit la nef, on ajouta deux chapelles pour agrandir l'église, on fit la voûte actuelle en bois cachant ainsi la moitié haute de la fresque ce qui les obligea à couvrir le reste avec de l'enduit à la chaux.

Lors des derniers travaux de restauration nous avons découvert dans l'arc du sanctuaire des traces de cet incendie. Nous n'avons pas pu laisser l'arc apparent car les pierres étaient calcinées.

Des sarcophages ont été retrouvés autour de l’édifice. L’un d’eux est utilisé comme abreuvoir.Son décor et les objets mobiliers datent de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIIe siècle.Les peintures murales découvertes lors des travaux de réfection de la nef en 1983 illustrent l’épisode du Jugement Dernier : le Christ apparaît dans une gloire, entouré par des anges. Il porte les traces de sa crucifixion. Deux groupes de personnages agenouillés entourent le Christ : ces personnages portent des attributs significatifs permettant une identification plausible : peut-être Charlemagne en cuirasse, un roi de France avec la cape d’hermine. Elles sont datées du début du XVIe siècle.

 

Le mobilier en bois sculpté est remarquable (M.H) : boiseries du chœur XVIIIe siècle, bancs de chœur XVIIe siècle, chaire XVIIIe siècle, panneaux sculptés XVIIIe siècle, tabernacle qui serait de Jean Claverie et daterait du milieu du XVIIIe siècle et maître-autel et retable central. Un autre tabernacle en bois peint et doré figure la scène de l’Ecce Homo, et daterait de la fin du XVIe siècle. Il s’apparente à des productions du Nord de l’Espagne.

 

Le retable central est dédié à Saint Saturnin figuré sur le panneau médian, encadré des scènes du martyr du saint et du châtiment d’Héliodore. L ‘autel est façonné de trois marbres colorés différent de Campan et de Saint-Béat. Les deux autels latéraux sont consacrés au nord à Sainte Catherine et à droite à la Vierge.Des toiles représentent sainte Catherine et Saint Dominique. Un tabernacle serait dû à Sarrat, maître sculpteur en 1678. Un bas-relief en bois polychrome met en scène la tentation du Christ au désert. Il semble qu’il soit de la même main que le baptême du Christ accompagnant les fonds baptismaux. Ce même sculpteur aurait réalisé le Christ en croix qui s’apparente au Christ à la colonne de la chapelle de Bétharram.Un bas-relief en bois polychrome du baptême du Christ surmonte les portes de bois demi-circulaire des fonds baptismaux. Ceux-ci présentent la structure classique des armoires baptismales du Pays de Lourdes.Le panneau en cuir de Cordoue apposé sur le mur sud de la nef devait constituer certainement un devant d’autel.

 

 


 

 

le lavoir :

 

Le lavoir était un élément important dans la vie du village , surtout pour les femmes . On y avait un espace de liberté où elle pouvait librement discuter de tout , échanger , apprendre les nouvelles du village , du pays , etc... 

Le travail était dur avec les draps en lin , les vêtements , été comme hiver . Une trappe permettait de remplir plus ou moins le bassin du lavoir grâce au canal qui le longe .

"Le lavoir se situe rue du Balihoure à l’angle de la rue de l’Eglise. Il a fait l’objet d’une restauration récente. Les systèmes de vannes ont été également restaurés. Le canal du Balihoure borde les constructions sur la totalité de la rue."

le lavoir de Loubajac
le lavoir de Loubajac

Le puit dans les maisons organisaient les couloirs de déplacement . Il était au croisement de la maison dont il alimentait l'évier , de la grange pour les bêtes , du poulailler qui surmontait les cochons . 

on rentrait par la porte pour tomber sur l'escalier menant au grenier . sur le côté s'ouvrait la cuisine salle à manger où l'on accueillait le visiteur , le lieu de vie . De l'autre côté se trouvait la chambre des propriétaires .

 

 

Recherchant une maison traditionnelle dont les déplacements se géraient par rapport au puits , nous eûmes la surprise de rencontrer Mr Jacob , un peintre lourdais , propriétaire de cette maison dont les natures mortes et les copies sont bien connues plus à l'extérieur de Lourdes , qui nous a faits la gentillesse de nous laisser visiter sa maison mais aussi son atelier et donc ses oeuvres 

Les enfants ont partiuculièrement appréciés la recherche de la vraie couleur des objets représentés , l'étude de la lumière et des reflets .

Merci beaucoup Monsieur Jacob du haut de vos 88 ans .