la nationalité française

violence contre les enfants (rapport du secrétaire général des Nations Unies )

Le foyer et la famille
La famille est le cadre le plus apte à protéger l’enfant et à assurer sa sécurité physique et émotionnelle. Les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme garantissent le droit à une vie privée et à une existence en famille. Mais ces dernières années, on pu documenter la violence commise par des parents ou d’autres membres de la famille sur des enfants. Il peut s’agir de sévices corporels,psychologiques, ou de négligence délibérée. Souvent, les enfants reçoivent des châtiments physiques cruels ou humiliants, qu’on leur inflige au nom de la discipline. Les insultes, les injures, l’isolement, le rejet, les menaces, l’indifférence émotionnelle et le rabaissement sont aussi des formes de violence qui menacent le bien-être d’un enfant. Généralement, les abus  sur enfants sont perpétrés par une personne de leur connaissance, et souvent par un membre de leur famille. Les enfants sont aussi astreints à des pratiques traditionnelles préjudiciables, en général dès leur plus jeune âge, par la famille ou les chefs de leur communauté. Et la plupart du temps, cette violence s’exerce à l’abri des regards, l’enfant ayant peur ou honte de la dénoncer.

L’école et les établissements scolaires
Les écoles ont un rôle important à jouer pour protéger les enfants de la violence. Mais le cadre scolaire expose beaucoup de jeunes à la violence, et parfois, leur apprend à être eux-mêmes violents. Les enfants risquent de subir des châtiments corporels, des formes humiliantes ou cruelles de châtiments psychologiques, des violences  et des mauvais traitements. Bien que 102 pays aient interdit les châtiments corporels à l’école, souvent, cette interdiction n’est pas appliquée à la lettre. Les bagarres et l’intimidation sont aussi des exemples de la violence qui s’exerce contre les enfants à l’école. Souvent, les enfants rudoyés sont ceux qui viennent de familles pauvres, qui appartiennent à des groupes marginalisés, ou dont l’apparence physique est différente de celles des autres, s’ils souffrent d’un handicap par exemple. Les écoles sont aussi affectées par ce qui se passe dans la communauté au sens large – notamment par la culture des gangs ou par la délinquance liée à la drogue.

Les cadres institutionnels
Environ 8 millions d’enfants vivent dans des institutions résidentielles dans le monde. Et relativement peu d’entre eux s’y trouvent parce qu’ils n’ont pas de parents ; pour la plupart, leur présence dans ces centres s’explique par un handicap, l’éclatement de leur famille, la violence au foyer ou des conditions sociales et économiques telles que la pauvreté. Dans certaines institutions, les enfants sont confrontés à des actes de violence de la part de ceux qui s’occupent d’eux ou de la part de leurs condisciples. Au nom de la « discipline », il arrive qu’ils soient battus, attachés ou enfermés. Dans certains centres, les enfants handicapés subissent des violences infligées en guise de traitement, par exemple, des électrochocs pour contrôler leur comportement ou des médicaments pour les rendre plus « dociles ». Les enfants en détention subissent souvent des violences de la part du personnel. Dans au moins 77 pays, les châtiments corporels et autres formes de punitions violentes sont considérés comme légaux dans les établissements pénitentiaires. Dans de nombreux pays, les enfants sont fréquemment enfermés avec des adultes, ce qui augmente d’autant les risques qu’ils courent en prison. 

Le lieu de travail
Dans toutes les régions, la violence – physique, sexuelle et psychologique – touche des milliers d’enfants qui travaillent légalement et illégalement. Cette violence est utilisée pour les contraindre à travailler, les punir ou s’assurer de leur obéissance sur leur lieu de travail. Certaines formes de travail illégal ont été identifiées comme « les pires formes du travail des enfants », et à ce titre, sont considérées comme une forme de violence contre les enfants. La plupart du temps, la violence est infligée par l’employeur, mais elle peut aussi être perpétrée par des collègues, des contremaîtres, des clients, des policiers, des gangs criminels et des intermédiaires. Beaucoup de filles sont employées comme domestiques, une activité qui n’est généralement pas réglementée. Parmi les mauvais traitements qu’elles subissent, elles signalent les châtiments corporels, les humiliations et le harcèlement. 

Photo UNICEF: Des enfants vivant de la fouille dans une décharge d’ordures, Pakistan.

Des enfants vivant de la fouille dans une décharge d’ordures, Pakistan.

 

La communauté
La communauté offre protection et solidarité aux enfants, mais elle peut aussi être un lieu de violence – en raison des agressions commises par le groupe, de la violence dérivée des armes à feu et autres, de la violence des gangs et de la police, de la maltraitance  et de l'esclavage . Il arrive aussi que la violence soit associée aux médias et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. La violence communautaire prend souvent pour cible les groupes d’enfants marginalisés, comme les enfants des rues. Les médias donnent parfois de la violence une image anodine ou glorieuse. Plus récemment, on a signalé des cas d’intimidation dans le cyberespace par le biais d’Internet ou de téléphones portables.

https://www.unicef.org/violencestudy/french/photoessay.html

 

témoignages

Ayyamma, 18 ans, vit dans un bidonville de Bangalore, Inde. Elle travaille depuis que la mort de son père l’a obligée à quitter l’école, à l’âge de huit ans. Mais avec l’aide d’une ONG locale, Concerned for Working Children, elle a pu continuer ses études. Aujourd’hui, elle compte au nombre des dirigeants de Bhima Sangha, un syndicat qui milite pour les droits de 13 000 jeunes travailleurs. Elle s’est rendue à New York en mai 2006 pour participer à l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants.

Photo UNICEF : Ayyamma, 18 ans, Bangalore, Inde

« Là où je vis, la violence a lieu tous les jours », dit Ayyamma. « À mon avis, battre un enfant est la pire forme de violence qui soit. »

 

 

 

Cora Buala, 19 ans, a grandi dans un camp de squatters à Roxas City, dans le centre des Philippines. Sa famille de six enfants était très pauvre et il arrivait parfois que son père, sous l’influence de la boisson, la frappe avec un bâton. Avec l’aide du Christian Children’s Fund, Cora a pu aller à l’école. Aujourd’hui, elle suit des cours à l’université tout en travaillant pour Katin Aran, une ONG locale qui enseigne aux jeunes à faire face à la violence. Elle s’est rendue à New York en mai 2006 pour participer à l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants.

Photo UNICEF: Cora Buala, 19 ans, Roxas City, Philippines

« Même les vives remontrances ou les coups de bâton sont une forme de violence », dit Cora.

Kapaya Kaoma, 18 ans, vit à Lusaka, Zambie. Il étudie pour devenir avocat spécialisé dans les droits de l’homme. En tant que membre de plusieurs groupes de défense des droits de l’enfant dans sa communauté, il milite contre l’exploitation sexuelle et la maltraitance des enfants. Il s’est rendu à New York en mai 2006 pour participer à l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants.

Photo UNICEF: Kapaya Kaoma, 18 ans, Lusaka, Zambie.

« La violence n’apprend rien aux enfants, à part être renfermés et hostiles », dit Kapaya. « Ils se détachent de l’adulte qui commet un acte violent contre eux. »

déclaration des droits de l'enfance

Parce que les enfants sont plus vulnérables que les adultes, parce qu’ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique, parce que le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société, le monde s’est doté en 1989 de la « Convention internationale des droits de l’enfant » (CIDE). Depuis, ce traité fondamental est le socle de toute l’action de l’UNICEF.

1989. Les dirigeants de la planète s’engagent à construire un monde digne des enfants : le 20 novembre la Convention relative aux droits de l’Enfant est adoptée à l’unanimité par l’ONU.
Pour la première fois de l’Histoire, un texte international reconnait explicitement les moins de 18 ans comme des êtres à part entière, porteurs de droits sociaux, économiques, civils, culturels et politiques – des droits fondamentaux, obligatoires et non négociables.

 

Le consensus est inédit : avec 195 Etats, c’est le traité relatif aux droits humains le plus largement ratifié de l’histoire ! Seuls les États-Unis et la Somalie manquent à l’appel – le Soudan du Sud l’ayant ratifié en mai 2015.

 

Bien plus qu’un texte à forte portée symbolique, cette Convention est juridiquement contraignante pour les Etats signataires, qui s’engagent à défendre et à garantir les droits de tous les enfants sans distinction – et à répondre de ces engagements devant les Nations unies. C’est le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, composé d’experts indépendants, qui contrôle la mise en œuvre de la Convention, en examinant les rapports que les Etats s’engagent à publier régulièrement dès lors qu’ils ont ratifié le traité.
Vu sur: https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant

 


Vu sur: https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant

déclaration simplifiée

Que contient la Convention des droits de l’enfant (CIDE) ?

54 articles, énonçant notamment…
Le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité
Le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée
Le droit d’aller à l’école
Le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation
Le droit d’être protégé contre toutes formes de discrimination
Le droit de ne pas faire la guerre, ni la subir
Le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes
Le droit de jouer et d’avoir des loisirs
Le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation
Le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé

4 principes fondamentaux…
La non-discrimination
L’intérêt supérieur de l’enfant
Le droit de vivre, survivre, se développer
Le respect des opinions de l’enfant

3 protocoles facultatifs :
Le premier vise à protéger les enfants contre le recrutement dans les conflits armés.
Le deuxième concerne la vente d’enfants (à des fins de travail forcé, adoption illégale, don d’organes…), la prostitution ainsi que la pornographie mettant en scène des enfants.
Le dernier définit la procédure internationale qui permet à tout enfant de déposer une plainte pour violation de ses droits, directement auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, lorsque tous les recours ont été épuisés au niveau national.

Le fondement du travail de l’UNICEF !

La Convention relative aux droits de l’enfant est le socle de travail de l’UNICEF, qui guide toutes nos actions et a permis d’obtenir, en plus de 25 ans, de nombreux progrès :
- Le nombre d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année a été presque divisé par deux, passant de 12 millions à 6 millions
- La scolarisation des jeunes enfants a progressé de plus de 30% dans le monde
- Le nombre d’enfants et d’adolescents de moins de 17 ans qui travaillent a diminué de près d’un tiers

L’enfant qui arrive au monde aujourd’hui a de bien meilleures chances que celui né en 1989 de survivre et de s’épanouir, d’apprendre et de grandir, et de participer et contribuer à la société !

Malgré tout, des millions d’enfants sont passés au travers des mailles du filet. Pour eux, la promesse de la Convention n’a pas été tenue : leurs droits ont été sauvagement bafoués, anéantissant leurs espoirs et leurs rêves d’une vie meilleure :
- 58 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ne prennent pas le chemin des classes
- Un quart des tout-petits présente un retard de croissance lié à une malnutrition chronique
- A travers le monde, des enfants sont exposés à des degrés effrayants de maltraitance – physique, sexuelle et émotionnelle…
Vu sur: https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant